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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique dans le Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais concentre une proportion particulièrement élevée de logements chauffés à l'électricité, héritage direct des programmes de construction des années 1970 et 1980. Boulogne-sur-Mer, Calais, Lens, Béthune, Saint-Omer, Arras et leurs périphéries résidentielles sont parsemées de pavillons individuels équipés de convecteurs électriques à effet joule — ces fameux "grille-pains" muraux dont la réputation thermique n'est plus à faire. Ajoutez à cela le littoral dunkerquois et la plaine de la Scarpe, où les lotissements des Trente Glorieuses ont fleuri sur des terrains bon marché, et vous obtenez un département où des dizaines de milliers de foyers subissent chaque hiver des factures d'électricité vertigineuses.

Le problème ne tient pas uniquement à la technologie elle-même. Il tient aussi au climat. Le Pas-de-Calais bénéficie d'un climat océanique dit "dégradé" : les hivers y sont frais et persistants, avec des températures régulièrement comprises entre 0 et 5°C de novembre à mars, une humidité relative dépassant fréquemment 85 % et un ensoleillement comptant parmi les plus faibles de France métropolitaine. Calais et Boulogne-sur-Mer cumulent en moyenne seulement 1 600 heures de soleil par an, contre plus de 2 800 dans le sud-est. Dans ce contexte, un convecteur électrique qui transforme 1 kWh en 1 kWh de chaleur — ni plus, ni moins — représente une solution technologiquement archaïque et économiquement désastreuse.

Un pavillon de 100 m² chauffé exclusivement aux convecteurs dans le secteur de Lens-Liévin ou de Calais consomme en moyenne entre 18 000 et 24 000 kWh d'électricité par an pour le seul chauffage. Au tarif réglementé 2026 (environ 0,2516 €/kWh en option base), cela représente entre 4 530 € et 6 040 € annuels. La facture globale, eau chaude comprise, dépasse souvent 5 000 à 7 000 € pour une famille. Ce niveau de dépense est tout simplement insoutenable pour de nombreux ménages, particulièrement dans un département dont le revenu médian reste inférieur à la moyenne nationale et où la précarité énergétique touche une part importante de la population.

Les zones les plus concernées sont sans surprise les bassins industriels reconvertis : le Bassin Minier autour de Lens, Hénin-Beaumont, Noeux-les-Mines, Bruay-la-Buissière, où des cités ouvrières modernisées ont souvent été équipées de chauffage électrique lors de réhabilitations hâtives dans les années 1980 et 1990. La Côte d'Opale — Étaples, Berck, Le Touquet — présente également un stock important de résidences secondaires ou de logements de petite taille équipés de convecteurs. Enfin, la Plaine Maritime et l'Audomarois concentrent des lotissements pavillonnaires des années 1975-1985 dont la performance thermique est généralement catastrophique, classés F ou G au DPE.

Tableau comparatif : Pompe à chaleur vs Radiateurs électriques

Voici une comparaison objective sur les critères qui comptent réellement pour un propriétaire dans le Pas-de-Calais :

CritèreConvecteurs électriquesPompe à chaleur Air/Eau
Rendement énergétique (COP)1,0 (effet joule)3,0 à 4,5 selon température extérieure
Coût d'installation500 à 1 500 € (remplacement unitaire)8 500 à 16 000 € (système complet)
Facture annuelle — 100 m² Pas-de-Calais4 500 à 6 000 €1 200 à 1 800 €
Économies annuelles estiméesRéférence 0 €2 700 à 4 200 €/an
Aides financières disponiblesAucune en 2026Jusqu'à 9 000 € (MaPrimeRénov' + CEE)
Production d'eau chaude sanitaireNon (chauffe-eau séparé nécessaire)Oui, en option ou ballon thermodynamique
Climatisation en étéNonOui (réversible, Air/Air et certaines Air/Eau)
Confort thermiqueChaleur sèche, air agité, inconfort hygriqueChaleur douce et homogène, air humidifié naturellement
Impact sur le DPEClasse F ou G quasi systématiqueRemontée vers C ou D selon isolation
Durée de vie estimée12 à 20 ans15 à 25 ans avec entretien régulier

Le COP (Coefficient de Performance) d'une pompe à chaleur Air/Eau moderne varie selon la température extérieure. Dans le Pas-de-Calais, où les hivers restent modérés (rarement en dessous de -5°C sur le littoral, -8°C à -10°C dans les terres lors des vagues de froid), une PAC de dernière génération affiche un COP moyen saisonnier (SCOP) de 3,2 à 4,0 — soit trois à quatre fois plus d'énergie restituée que d'électricité consommée.

Simulation sur 10 ans : maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais

Prenons l'exemple concret d'un pavillon de 100 m² situé à Hénin-Beaumont, construit en 1978, actuellement équipé de 8 convecteurs électriques et d'un chauffe-eau électrique. Le logement est classé F au DPE. Les calculs intègrent une hausse annuelle du prix de l'électricité de 3 % — hypothèse conservatrice au regard des tendances observées depuis 2021.

Poste de dépenseConvecteurs électriquesPAC Air/Eau
Investissement initial (après aides)0 € (existant)4 000 à 7 000 € (net d'aides)
Facture énergie année 15 200 €1 450 €
Facture énergie année 56 025 €1 681 €
Facture énergie année 106 985 €1 950 €
Total factures sur 10 ans59 480 €16 640 €
Entretien sur 10 ansNégligeable (remplacement unitaire ~500 €)1 500 € (contrats annuels ~150 €/an)
Coût total sur 10 ans59 980 €24 140 €
Économie réalisée sur 10 ans35 840 € d'économies

Le retour sur investissement s'établit dans ce scénario entre 3 et 5 ans, selon le montant des aides obtenues et les conditions d'installation. Passé ce cap, chaque année supplémentaire représente une économie nette de 3 500 à 5 000 € au profit du propriétaire. Sur 15 ans, l'avantage financier de la pompe à chaleur dépasse couramment 50 000 €.

Ces projections ne tiennent pas compte de la valorisation immobilière liée à l'amélioration du DPE, ni des économies supplémentaires pouvant être réalisées grâce à un pilotage intelligent du système (programmation horaire, délestage tarifaire via l'offre Tempo ou Heures Creuses d'EDF). En intégrant ces facteurs, le bilan est encore plus favorable à la pompe à chaleur.

Les avantages concrets de la pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Une chaleur douce adaptée au climat océanique

Les convecteurs à effet joule produisent une chaleur vive et sèche qui brûle la poussière, assèche les muqueuses et crée une sensation d'inconfort bien connue des habitants du Pas-de-Calais. La pompe à chaleur Air/Eau, couplée à des radiateurs basse température ou à un plancher chauffant, diffuse au contraire une chaleur douce et homogène. Cette qualité thermique est particulièrement appréciable dans un département où l'humidité ambiante est structurellement élevée : la chaleur douce n'assèche pas excessivement l'air, ce qui réduit l'inconfort respiratoire en hiver.

La réversibilité : une valeur ajoutée même sous climat océanique

Si les étés du Pas-de-Calais sont rarement caniculaires, les épisodes de chaleur se font de plus en plus fréquents depuis le début des années 2020. Les températures dépassant 30°C à Arras ou à Béthune ne sont plus exceptionnelles en juillet-août. Une pompe à chaleur réversible (Air/Air ou Air/Eau avec module de rafraîchissement) permet de faire face à ces épisodes sans investissement supplémentaire. Cet argument confort, souvent négligé dans les arbitrages financiers, prend de plus en plus de poids dans les décisions d'achat immobilier dans la région.

L'eau chaude sanitaire intégrée ou en option

La grande majorité des logements tout-électrique du Pas-de-Calais sont équipés d'un chauffe-eau électrique classique dont la consommation représente 15 à 20 % de la facture annuelle. Plusieurs solutions permettent de réduire ce poste : le ballon thermodynamique (2 500 à 4 500 €, COP de 2,5 à 3,5), qui fonctionne sur le même principe que la PAC et peut être installé indépendamment, ou une PAC Air/Eau intégrant la production d'ECS. Dans les deux cas, les économies sur l'eau chaude s'ajoutent à celles réalisées sur le chauffage.

La valorisation immobilière, un enjeu crucial dans le 62

Le marché immobilier du Pas-de-Calais subit de plein fouet les effets des nouvelles réglementations sur les passoires thermiques. Un logement classé F ou G perd de la valeur de manière mesurable : selon les études de la FNAIM et des notaires de France, la décote peut atteindre 10 à 20 % par rapport à un logement équivalent classé C ou D. Dans le Bassin Minier, où les prix au mètre carré sont déjà parmi les plus bas du pays (autour de 1 000 à 1 300 €/m² à Lens ou Béthune), l'installation d'une pompe à chaleur permettant de remonter la classe énergétique représente un levier de valorisation significatif et parfois décisif lors d'une revente.

Performances de la PAC sous le climat de la Pas-de-Calais

Une inquiétude fréquente des habitants du département porte sur les performances de la PAC lors des vagues de froid. La réalité technique rassure : les pompes à chaleur de dernière génération (notamment celles équipées de compresseurs à variation de vitesse) maintiennent un COP supérieur à 2,0 jusqu'à -10°C, et certains modèles restent opérationnels jusqu'à -25°C. Or, le Pas-de-Calais dépasse rarement -8°C à -10°C lors des hivers les plus rigoureux, et ces épisodes ne durent que quelques jours par an. Le littoral, de Calais à Berck, bénéficie même de l'effet tampon maritime qui maintient les températures nettement au-dessus de ces seuils. La PAC reste donc pleinement efficace dans l'immense majorité des situations rencontrées dans le département.

Les solutions d'installation selon votre situation

PAC Air/Air : le remplacement direct des convecteurs

La pompe à chaleur Air/Air est la solution la plus simple à installer dans un logement équipé de convecteurs : elle ne nécessite pas de réseau hydraulique, pas de radiateurs, pas de plancher chauffant. Une unité extérieure est installée en façade ou en jardin, des unités intérieures sont posées dans les pièces principales (salon, chambres), et la mise en service peut se faire en deux à trois jours. Le coût d'installation complet pour une maison de 100 m² oscille entre 3 000 et 8 500 €, selon le nombre de splits intérieurs et la marque retenue. En contrepartie, la PAC Air/Air ne produit pas d'eau chaude sanitaire et son efficacité de distribution dépend de la configuration du logement (circulation de l'air entre les pièces).

PAC Air/Eau : la solution complète pour le chauffage central

La pompe à chaleur Air/Eau représente l'option la plus performante pour les logements souhaitant passer à un système hydraulique complet avec radiateurs ou plancher chauffant. L'installation implique la création ou la mise à niveau d'un réseau de distribution (radiateurs basse température ou plancher chauffant), ce qui représente un investissement plus conséquent (8 500 à 16 000 €) mais aussi des économies plus importantes grâce au fonctionnement en basse température. Cette solution est particulièrement recommandée dans les pavillons du Pas-de-Calais qui bénéficient d'une dalle béton (permettant le plancher chauffant) ou qui possèdent déjà des radiateurs à eau d'un ancien chauffage central fuel ou gaz.

La solution mixte : PAC + convecteurs en appoint

Pour les budgets contraints ou les logements présentant des configurations complexes, une approche progressive est possible : installer une PAC Air/Air couvrant les pièces de vie principales (salon, cuisine ouverte) et conserver les convecteurs dans les chambres comme appoint. Cette configuration permet de réduire la facture de 40 à 60 % avec un investissement initial limité, tout en gardant la possibilité d'étendre le système ultérieurement. Les artisans RGE du Pas-de-Calais proposent régulièrement ce type d'approche par phases, compatible avec les contraintes budgétaires des ménages des bassins d'emploi fragiles.

Aides et financement disponibles en 2026 dans le Pas-de-Calais

Le remplacement d'un système de chauffage électrique par une pompe à chaleur est l'une des opérations de rénovation les mieux soutenues par les dispositifs publics. En 2026, plusieurs aides cumulables permettent de réduire significativement le reste à charge pour les ménages du Pas-de-Calais.

  • MaPrimeRénov' (MPR) : l'aide de l'Agence Nationale de l'Habitat couvre jusqu'à 5 000 € pour l'installation d'une PAC Air/Eau, selon les revenus du ménage. Les foyers très modestes (revenus bleus) peuvent bénéficier de taux de prise en charge allant jusqu'à 65 % du montant des travaux, avec un plafond de dépenses éligibles fixé à 15 000 €.
  • Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : les fournisseurs d'énergie financent jusqu'à 4 000 € supplémentaires pour l'installation d'une PAC performante. Ces montants varient selon les offres des opérateurs (EDF, Engie, TotalEnergies...) et peuvent être obtenus via des plateformes dédiées.
  • Éco-Prêt à Taux Zéro (Éco-PTZ) : un prêt sans intérêts jusqu'à 15 000 € pour financer l'installation d'une PAC, souscrit auprès d'une banque partenaire. Il peut se cumuler avec MaPrimeRénov' et les CEE pour couvrir la quasi-totalité du reste à charge.
  • Bonus sortie de passoire thermique : un bonus de 1 500 € (foyers modestes) à 2 500 € (foyers très modestes) s'ajoute aux aides MPR lorsque les travaux permettent de faire passer le logement de la classe F ou G à une classe D ou mieux. Dans le Pas-de-Calais, où les passoires thermiques sont légion, ce bonus est souvent accessible.
  • TVA à 5,5 % : les travaux de rénovation énergétique dans les logements de plus de deux ans bénéficient du taux réduit de TVA à 5,5 % au lieu de 20 %, ce qui représente une économie supplémentaire directement intégrée dans le devis.
  • Aides locales : le Conseil Régional Hauts-de-France propose ponctuellement des compléments d'aides dans le cadre de ses programmes de rénovation énergétique. Il est recommandé de se renseigner auprès de l'Espace Conseil France Rénov' le plus proche (Arras, Lens, Calais, Boulogne-sur-Mer).

Pour un ménage aux revenus intermédiaires dans le Pas-de-Calais, le cumul MaPrimeRénov' (3 000 €) + CEE (2 500 €) + TVA à 5,5 % ramène le coût net d'une PAC Air/Eau à environ 5 000 à 8 000 €, pour un système dont la facture sera inférieure de 3 500 à 4 000 € par an. Le retour sur investissement est atteint en 2 à 3 ans dans les cas les plus favorables.

DPE et obligations réglementaires : ce que les propriétaires du Pas-de-Calais doivent savoir

La question du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenue centrale pour tous les propriétaires bailleurs du département. La loi Climat et Résilience de 2021 a instauré un calendrier contraignant qui touche de plein fouet les logements tout-électrique du Pas-de-Calais :

  • Depuis janvier 2025, les logements classés G (étiquette énergétique la plus basse) ne peuvent plus être mis en location, ni proposés à la relocation après le départ d'un locataire.
  • En 2028, cette interdiction s'étend aux logements classés F.
  • En 2034, les logements classés E seront également concernés.

Pour les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais, l'enjeu est considérable. Le parc locatif du département comporte une proportion anormalement élevée de passoires thermiques : dans certains secteurs de Lens, Hénin-Beaumont ou Noeux-les-Mines, plus d'un tiers des logements locatifs sont classés F ou G, selon les données des observatoires locaux de l'habitat. Ne rien faire revient à perdre la possibilité de percevoir des loyers, tout en voyant la valeur du bien se déprécier.

L'installation d'une pompe à chaleur seule ne suffit pas toujours à remonter de deux classes énergétiques si l'enveloppe du bâtiment (isolation des murs, des combles, des fenêtres) reste défaillante. Cependant, couplée à une isolation des combles (travaux souvent très accessibles financièrement, parfois à 1 € symbolique pour les ménages éligibles), la PAC permet dans la grande majorité des cas de sortir du statut de passoire thermique. Pour les logements classés G avec convecteurs, le passage à une PAC Air/Eau associée à une isolation des combles perdus permet couramment d'atteindre la classe D, voire C dans les cas favorables.

Les locataires disposent également de nouvelles armes juridiques : depuis 2022, un locataire peut imposer à son bailleur de réaliser des travaux de rénovation énergétique si le logement dépasse le seuil de décence thermique. Dans le Pas-de-Calais, les associations de défense des locataires commencent à faire valoir ces droits, en particulier dans le Bassin Minier où l'exposition à la précarité énergétique est documentée et préoccupante.

Cas concret : un pavillon des années 1980 à Noeux-les-Mines

Voici un cas représentatif du type de dossier traité régulièrement dans le Pas-de-Calais. La famille Martin habite un pavillon individuel de 108 m² construit en 1982 à Noeux-les-Mines, dans le Bassin Minier. Le logement est équipé de 9 convecteurs électriques et d'un chauffe-eau électrique de 200 litres. Le DPE établi en 2023 classe le logement en G, avec une consommation estimée à 380 kWh/m²/an.

Situation initiale

  • Consommation électrique annuelle : 22 000 kWh (chauffage + ECS + autres usages)
  • Facture annuelle totale : environ 5 800 € (option base, tarif 2025-2026)
  • Classe DPE : G — logement non louable depuis janvier 2025 si bailleur
  • Isolation : combles non isolés, murs en briques sans isolation thermique par l'extérieur, simple vitrage sur une partie des fenêtres

Solution retenue et travaux réalisés

  • Installation d'une PAC Air/Eau avec 6 radiateurs basse température (remplacement des convecteurs dans les pièces principales) : 13 500 € TTC
  • Installation d'un ballon thermodynamique pour l'ECS : 3 200 € TTC
  • Isolation des combles perdus (120 mm laine de verre soufflée) : 2 800 € TTC
  • Coût total des travaux : 19 500 € TTC

Aides obtenues

  • MaPrimeRénov' (revenus intermédiaires) : 4 200 €
  • Bonus sortie de passoire thermique : 1 500 €
  • CEE via un opérateur partenaire : 3 100 €
  • Économie TVA à 5,5 % intégrée dans les devis : environ 1 200 €
  • Total des aides : 10 000 €
  • Reste à charge net : 9 500 € (financé par Éco-PTZ sur 10 ans, soit 79 €/mois sans intérêts)

Résultats après travaux

  • Nouvelle classe DPE : D (consommation ramenée à 145 kWh/m²/an)
  • Nouvelle facture électrique annuelle : environ 1 700 € (chauffage + ECS + autres)
  • Économie annuelle : 4 100 €
  • Mensualité Éco-PTZ : 79 €
  • Gain mensuel net dès la première année : environ 260 € (économie facture - remboursement prêt)
  • Retour sur investissement total : 4 ans et demi

Ce cas illustre parfaitement la logique économique du remplacement des convecteurs par une pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais : grâce aux aides cumulées, le reste à charge est rendu supportable, les économies sont immédiates et supérieures au remboursement du prêt, et le logement retrouve une valeur marchande conforme aux nouvelles exigences réglementaires.

Notre verdict : quel est l'investissement le plus rentable ?

Pour un propriétaire dans le Pas-de-Calais en 2026, la réponse est sans ambiguïté : remplacer les convecteurs électriques par une pompe à chaleur est l'investissement de rénovation le plus rentable et le plus urgent. Aucune autre action — isolation seule, remplacement de fenêtres, installation solaire — ne génère des économies aussi massives et aussi rapidement, tout en cumulant les avantages : confort thermique amélioré, climatisation estivale, meilleur DPE, valorisation immobilière et protection contre la hausse structurelle du prix de l'électricité.

Le contexte régional renforce encore cette conclusion. Dans un département marqué par la précarité énergétique, des hivers frais et persistants, un stock de logements anciens énergivores et des obligations réglementaires de plus en plus contraignantes pour les bailleurs, attendre n'est ni une option économique ni une option réglementaire viable. Les aides disponibles en 2026 sont exceptionnellement généreuses et pourraient être revues à la baisse dans les prochaines années budgétaires. Le meilleur moment pour agir, c'est maintenant.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Simulateur d'aides et annuaire des conseillers locaux : france-renov.gouv.fr
  • ADEME — Données sur les performances des pompes à chaleur et les consommations des logements français : ademe.fr
  • Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) — Statistiques sur le parc de logements énergivores par département
  • Ministère de la Transition Écologique — Calendrier d'interdiction des passoires thermiques à la location, loi Climat et Résilience 2021
  • CRE (Commission de Régulation de l'Énergie) — Évolution des tarifs réglementés de vente d'électricité 2024-2026
  • COSTIC (Comité Scientifique et Technique des Industries Climatiques) — Données de performance saisonnière des PAC Air/Eau en climat continental dégradé

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