Guide Illustré

Schéma d'une Pompe à Chaleur

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Comprendre le schéma d'une pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais présente un profil climatique particulier : océanique dégradé, avec des hivers frais mais rarement glaciaux, une humidité persistante tout au long de l'année, et des étés doux qui ne nécessitent presque jamais de climatisation. De Calais à Arras, en passant par Boulogne-sur-Mer, Lens et le bassin minier, les températures hivernales oscillent généralement entre 0 et 5°C, ce qui place le département dans une zone favorable à l'installation d'une pompe à chaleur air/eau ou air/air. Comprendre le schéma de fonctionnement d'une PAC, c'est avant tout comprendre comment un appareil parvient à extraire de l'énergie d'un air extérieur à 2°C pour chauffer confortablement un logement à 20°C. Ce guide technique vous explique chaque composant, chaque circuit et chaque étape du cycle thermodynamique, en les contextualisant pour les spécificités du département.

Vue d'ensemble du système : deux circuits qui travaillent ensemble

Une pompe à chaleur n'est pas un appareil de chauffage au sens traditionnel du terme. Elle ne produit pas de chaleur par combustion ou par résistance électrique : elle la déplace. Pour ce faire, elle s'appuie sur deux circuits distincts qui échangent de l'énergie à travers un fluide frigorigène en perpétuelle transformation.

Le premier est le circuit frigorifique, entièrement fermé et étanche, qui circule entre l'unité extérieure et l'unité intérieure. C'est le coeur technique de la machine : il contient le fluide frigorigène qui change d'état (liquide vers gaz, puis gaz vers liquide) pour absorber et libérer de l'énergie thermique. Le second est le circuit de distribution, qui achemine la chaleur produite vers les émetteurs du logement — radiateurs basse température, plancher chauffant ou ventilo-convecteurs — via de l'eau chaude sanitaire dans les PAC air/eau, ou directement via l'air dans les PAC air/air.

Dans le contexte du Pas-de-Calais, où l'humidité relative de l'air dépasse souvent 80 % en hiver, ces deux circuits doivent être dimensionnés avec soin. L'humidité peut accélérer le givrage de l'unité extérieure et solliciter davantage les cycles de dégivrage automatique, ce qui influe légèrement sur la consommation réelle de l'appareil. Un installateur RGE expérimenté dans le département le sait et en tient compte dès la phase de conception.

Le cycle thermodynamique : les quatre étapes clés

Toute pompe à chaleur fonctionne selon le même principe fondamental : le cycle de Carnot inversé, ou cycle thermodynamique à compression de vapeur. Ce cycle se décompose en quatre étapes successives et continues, portées chacune par un composant spécifique.

1
Évaporateur
Captage calories
-10°C → 5°C
2
Compresseur
Montée en pression
5°C → 70°C
3
Condenseur
Transfert chaleur
70°C → 35°C
4
Détendeur
Baisse pression
35°C → -10°C
Cycle continu

Ce cycle tourne en permanence tant que la pompe à chaleur fonctionne. Pour un logement situé à Arras ou dans le bassin minier, par une journée hivernale à 3°C, ce cycle permet à une PAC bien dimensionnée de produire 3 à 4 kilowattheures de chaleur pour chaque kilowattheure électrique consommé. C'est ce ratio que l'on appelle le COP, ou coefficient de performance.

Détail de chaque composant et son rôle précis

L'évaporateur : capter les calories de l'air extérieur

L'évaporateur est logé dans l'unité extérieure de la PAC. Il se présente généralement sous la forme d'un échangeur à ailettes en aluminium, traversé par le fluide frigorigène à très basse température (typiquement entre -10°C et -5°C). Un ventilateur fait circuler l'air extérieur sur cet échangeur. Même lorsque la température extérieure est proche de 0°C — situation fréquente à Boulogne-sur-Mer ou Calais en janvier — l'air contient encore des calories exploitables par le fluide frigorigène. L'évaporation du fluide (passage de l'état liquide à l'état gazeux) absorbe cette énergie thermique et fait monter la température du gaz frigorigène, qui ressort de l'évaporateur à environ 5°C.

En Pas-de-Calais, l'humidité élevée de l'air favorise le dépôt de givre sur les ailettes de l'évaporateur lors des épisodes de températures proches de 0°C. Les PAC modernes intègrent un système de dégivrage automatique par inversion de cycle : la machine bascule temporairement en mode refroidissement pour réchauffer l'évaporateur et faire fondre le givre. Ces cycles de dégivrage, qui durent quelques minutes, sont normaux et ne doivent pas inquiéter l'utilisateur.

Le compresseur : le moteur du système

Le compresseur est la pièce maîtresse de toute pompe à chaleur. Il reçoit le gaz frigorigène à basse pression en provenance de l'évaporateur et le comprime mécaniquement. Cette compression provoque une montée en température très significative : le gaz frigorigène, qui était à environ 5°C, sort du compresseur à une température pouvant dépasser 60 à 70°C. C'est à cette étape que l'énergie électrique est principalement consommée — mais elle est démultipliée par l'énergie thermique déjà captée dans l'air extérieur.

Les compresseurs dits Inverter, qui équipent aujourd'hui la grande majorité des PAC de qualité, font varier leur vitesse de rotation en fonction des besoins réels du logement. Plutôt que de fonctionner en tout-ou-rien (pleine puissance ou arrêt complet), ils modulent leur puissance en continu. Dans un département comme le Pas-de-Calais, où les besoins de chauffage varient souvent d'une heure à l'autre en raison des changements météorologiques fréquents, cette technologie améliore sensiblement le confort et réduit la consommation électrique de 20 à 30 % par rapport à un compresseur classique.

Le condenseur : transférer la chaleur vers le logement

Le condenseur est généralement logé dans l'unité intérieure de la PAC, ou dans le module hydraulique pour les PAC air/eau. Le gaz frigorigène chaud et sous haute pression y cède sa chaleur au fluide de chauffage (eau pour une PAC air/eau, air pour une PAC air/air). En libérant cette énergie, le gaz frigorigène se condense : il repasse de l'état gazeux à l'état liquide, à une température qui descend progressivement de 70°C à environ 35°C. Cette chaleur est ensuite distribuée dans les radiateurs ou le plancher chauffant du logement.

Pour les logements du bassin minier du Pas-de-Calais — souvent des maisons en corons construites au début du XXe siècle avec une isolation thermique insuffisante — le condenseur doit être capable de produire une eau à température suffisamment élevée (45 à 55°C) pour compenser les déperditions thermiques importantes. Les PAC haute température répondent à ce besoin spécifique, bien qu'elles affichent un COP légèrement inférieur aux modèles basse température associés à un plancher chauffant.

Le détendeur : amorcer un nouveau cycle

Le détendeur est le quatrième composant du cycle frigorifique. Il reçoit le fluide frigorigène à l'état liquide, sous haute pression, en provenance du condenseur. Son rôle est de faire chuter brutalement cette pression, ce qui provoque simultanément une baisse importante de la température : le fluide passe alors de 35°C environ à -10°C, parfois moins selon le modèle et les conditions extérieures. Ce fluide froid retourne ensuite vers l'évaporateur pour recommencer le cycle.

Les détendeurs électroniques, qui remplacent progressivement les détendeurs thermostatiques traditionnels dans les PAC récentes, permettent un réglage extrêmement précis du débit de fluide frigorigène. Cette précision améliore l'efficacité globale du système et s'avère particulièrement bénéfique lors des variations rapides de température extérieure, fréquentes sur la Côte d'Opale et dans l'arrière-pays calaisien.

Schéma d'une installation PAC air/eau : de l'unité extérieure aux émetteurs

Une installation complète de PAC air/eau comprend plusieurs composants en plus du circuit frigorifique. Voici la configuration type que l'on retrouve dans les maisons individuelles du Pas-de-Calais, qu'il s'agisse d'une maison des années 1970 à Lens ou d'une construction plus récente aux environs d'Arras.

Configuration type d'une installation PAC air/eau

1
Unité extérieure
Placée à l'abri du vent dominant (souvent nord-ouest dans le Pas-de-Calais), sur un socle béton surélevé de 10 à 15 cm pour éviter l'accumulation d'eau de pluie et de givre au sol. Distance minimale de 30 cm par rapport à toute paroi.
2
Liaisons frigorifiques
Tuyauteries en cuivre isolées (calorifugées) reliant l'unité extérieure à l'unité intérieure. Elles transportent le fluide frigorigène et ne doivent pas dépasser la longueur maximale indiquée par le fabricant — généralement 15 à 30 mètres selon les modèles.
3
Module hydraulique intérieur
Unité intérieure intégrant le condenseur, le circulateur, le vase d'expansion, la soupape de sécurité et souvent un ballon tampon. C'est ici que se produit l'échange thermique entre le circuit frigorifique et le circuit de chauffage eau chaude.
4
Circuit de distribution
Réseau de tuyaux en cuivre ou en PER qui distribue l'eau chaude vers les radiateurs basse température ou le plancher chauffant. Un ballon d'eau chaude sanitaire (ECS) peut être intégré au même système via un échangeur dédié.
5
Régulation et sonde extérieure
La sonde de température extérieure pilote la loi d'eau : plus il fait froid dehors, plus la température de l'eau circulant dans les émetteurs est élevée. Elle peut être complétée par un thermostat d'ambiance ou un système connecté pour un pilotage précis selon les pièces.

Le fluide frigorigène : quel réfrigérant dans votre PAC ?

Le fluide frigorigène est l'élément invisible mais essentiel qui circule en boucle fermée dans le circuit frigorifique. Son choix a des implications environnementales importantes, en particulier en ce qui concerne l'effet de serre en cas de fuite. La réglementation européenne F-Gas encadre strictement l'utilisation et la manipulation de ces fluides, et seul un technicien certifié peut intervenir sur le circuit.

FluideGWP (potentiel de réchauffement)Statut réglementaireUtilisation typique
R410A2 088En cours d'abandon (réglementation F-Gas 2025-2030)Anciennes PAC installées avant 2022
R32675Autorisé, très répandu actuellementMajorité des PAC air/air et air/eau neuves
R290 (propane)3Naturel, conforme aux futures normesPAC nouvelle génération, ballons thermodynamiques

Le R32, actuellement le plus courant dans les nouvelles installations du Pas-de-Calais, représente un compromis satisfaisant : son GWP est trois fois inférieur à celui du R410A qu'il remplace, et ses performances thermodynamiques sont excellentes dans la plage de températures rencontrées dans le Nord-Pas-de-Calais. Le R290 (propane), gaz naturel au GWP quasi nul, s'impose progressivement comme le fluide d'avenir, notamment dans les ballons thermodynamiques et les PAC basse température.

En cas de fuite de fluide frigorigène, seul un professionnel certifié selon le règlement européen F-Gas (attestation de capacité Cerfa) est habilité à intervenir, recharger ou manipuler le circuit. Une intervention non qualifiée expose à des sanctions pénales et peut invalider la garantie de l'équipement. Le contrôle d'étanchéité annuel est obligatoire pour les installations dont la charge dépasse certains seuils réglementaires.

Régulation et pilotage : optimiser la PAC selon le climat du Pas-de-Calais

Un schéma de PAC ne se limite pas à ses composants mécaniques et frigorifiques : la couche de régulation est tout aussi déterminante pour les performances réelles de l'installation. Dans le Pas-de-Calais, où les températures peuvent varier de 8 à 10°C en une même journée sous l'effet des perturbations atlantiques, une régulation réactive est indispensable.

La sonde de température extérieure et la loi d'eau

La sonde extérieure est placée à l'ombre, à l'abri du vent et des rayonnements directs (ni au sud ni au-dessus d'une bouche d'évacuation). Elle transmet en temps réel la température extérieure au régulateur de la PAC, qui ajuste la température de départ de l'eau chaude selon une courbe programmée : c'est la loi d'eau. Lorsqu'il fait 0°C dehors, le régulateur peut envoyer de l'eau à 45°C dans les radiateurs ; lorsqu'il fait 8°C, il réduit à 35°C. Cette modulation améliore significativement le COP et la durée de vie du compresseur.

Thermostat d'ambiance et programmation

Complémentaire à la sonde extérieure, le thermostat d'ambiance permet d'ajuster la consigne de chauffe en fonction de la température réelle mesurée dans le logement. Les modèles connectés — compatibles avec des applications smartphone — permettent une programmation horaire et une gestion à distance particulièrement utile pour les ménages dont les horaires varient. Dans les logements anciens du bassin minier, souvent mal isolés, une programmation nocturne en mode réduit (18°C la nuit, 20°C le jour) peut générer des économies de 10 à 15 % sur la facture de chauffage.

La technologie Inverter

Déjà évoquée à propos du compresseur, la technologie Inverter s'applique également au ventilateur de l'unité extérieure. L'ensemble du système module sa puissance de 20 à 100 % selon les besoins, évitant les cycles d'arrêt-démarrage coûteux en énergie et en usure mécanique. Pour une maison de 100 m² aux environs d'Arras, l'Inverter peut représenter une économie annuelle de 200 à 400 euros sur la facture électrique par rapport à un équipement non modulant de même puissance nominale.

Spécificités d'installation dans le Pas-de-Calais

Placement de l'unité extérieure selon le climat local

Le vent est un facteur déterminant dans le Pas-de-Calais. Les vents dominants soufflent majoritairement du secteur sud-ouest à nord-ouest, en particulier sur le littoral de la Côte d'Opale et dans les plaines de l'Artois. L'unité extérieure de la PAC doit être positionnée de manière à éviter que le vent n'entraîne l'air froid déjà extrait vers la grille d'aspiration (phénomène de court-circuit aéraulique), ce qui dégraderait les performances de l'évaporateur. Idéalement, l'unité est orientée de façon à rejeter l'air refroidi dans le sens du vent dominant, et non face à lui.

Par ailleurs, l'eau de condensation et de dégivrage doit impérativement pouvoir s'écouler librement. Dans les communes du littoral, où les températures proches de 0°C avec forte humidité sont fréquentes de novembre à mars, le bac de récupération des condensats peut se bloquer par le gel. L'installation d'une résistance de chaufferette dans le bac de condensats est fortement recommandée pour les emplacements particulièrement exposés.

Contraintes architecturales locales

Le Pas-de-Calais abrite un patrimoine bâti très diversifié. Dans les centres-villes d'Arras, classés pour leurs places flamandes en briques, des règles architecturales strictes peuvent limiter la visibilité de l'unité extérieure depuis la rue. Il est nécessaire de consulter le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de la commune concernée et, selon les cas, de déposer une déclaration préalable de travaux auprès du service urbanisme de la mairie. Dans les secteurs soumis aux Architectes des Bâtiments de France, une autorisation préalable peut être exigée.

Dans le bassin minier, les corons (longues rangées de maisons mitoyennes des anciens sites miniers, aujourd'hui classés au patrimoine mondial de l'UNESCO) présentent des configurations particulières : mitoyenneté de part et d'autre, jardins exigus, façades identiques. L'installation d'une PAC air/air ou air/eau dans ce type de logement demande souvent une réflexion spécifique sur l'emplacement de l'unité extérieure, la gestion acoustique (bruit perçu par les voisins mitoyens) et les liaisons frigorifiques à travers des parois épaisses en brique.

Types de logements et adaptation du schéma

Le parc immobilier du Pas-de-Calais est majoritairement composé de maisons individuelles (parmi les plus hauts taux de propriétaires occupants de France), avec une forte proportion de constructions antérieures aux années 1980, donc peu ou pas isolées. Pour ces logements, le schéma d'installation d'une PAC doit souvent être complété par des radiateurs haute température, voire par une PAC hybride associant une PAC et une chaudière à condensation gaz en appoint pour les périodes les plus froides. En revanche, pour les constructions récentes ou après rénovation thermique complète, une PAC basse température associée à un plancher chauffant offre des performances optimales avec un COP pouvant dépasser 4 sur une saison complète.

Points de vigilance pour une installation réussie

  • Dimensionnement adapté : Le Pas-de-Calais se situe en zone climatique H2a selon la classification RT 2012 / RE 2020. Un bilan thermique précis (déperditions du logement) est indispensable avant de choisir la puissance de la PAC. Une PAC sous-dimensionnée ne couvrira pas les besoins lors des pics de froid ; une PAC surdimensionnée fonctionnera en cycles courts, dégradant le COP et la durée de vie du compresseur.
  • Distances réglementaires : L'unité extérieure doit respecter une distance minimale de 3 mètres par rapport aux propriétés voisines pour les appareils émettant plus de 5 dB(A) au-delà du bruit ambiant (arrêté du 30 juin 2023). Vérifiez les spécifications acoustiques de l'appareil avant installation.
  • Longueur des liaisons frigorifiques : Chaque mètre de longueur supplémentaire et chaque coude dans les tuyauteries frigorifiques induisent une perte de charge. Ne dépassez pas la longueur maximale indiquée par le fabricant sans compensation (charge complémentaire en fluide frigorigène), sous peine de dégrader les performances.
  • Compatibilité avec l'installation existante : Si vous remplacez une chaudière et conservez les radiateurs existants, vérifiez leur dimensionnement pour la basse température. Des radiateurs conçus pour une eau à 70°C seront insuffisants à 45°C et nécessiteront soit d'être remplacés, soit d'être complétés.
  • Raccordement électrique : Une PAC air/eau de 10 kW nécessite un tableau électrique dimensionné en conséquence et souvent un disjoncteur dédié. Faites vérifier votre installation électrique par un électricien qualifié avant la mise en service.

Entretien du système : maintenir les performances dans la durée

Un schéma de PAC parfaitement conçu n'est pleinement efficace que si l'installation est correctement entretenue. Dans le Pas-de-Calais, certaines opérations de maintenance sont particulièrement importantes compte tenu des conditions climatiques locales.

Entretien annuel obligatoire

Depuis le décret n° 2023-1095, l'entretien annuel des pompes à chaleur d'une puissance supérieure à 70 kW est réglementé. Pour les installations résidentielles (généralement inférieures à 70 kW), aucune obligation légale annuelle ne s'impose, mais le contrat de garantie du fabricant prévoit presque toujours une maintenance régulière. Un entretien tous les deux ans est généralement recommandé par les professionnels. Il comprend le nettoyage des filtres et de l'évaporateur, la vérification de la charge en fluide frigorigène, le contrôle des paramètres de régulation et l'inspection du circuit hydraulique.

Spécificités liées au climat du département

L'humidité permanente du Pas-de-Calais favorise le développement d'algues et de dépôts calcaires dans le bac de condensats de l'unité extérieure. Un nettoyage préventif de ce bac à l'automne, avant la saison de chauffe, est vivement conseillé. De même, les ailettes de l'évaporateur peuvent se colmater plus rapidement dans les zones proches des champs (pollens au printemps) ou des zones industrielles du bassin minier (particules fines). Un nettoyage doux à l'eau, sans pression excessive, suffit généralement à restaurer les performances d'échange thermique.

Par ailleurs, dans les communes côtières de Boulogne-sur-Mer, Calais ou le Touquet-Paris-Plage, l'air marin chargé en sel peut accélérer la corrosion des composants métalliques de l'unité extérieure. Optez pour des modèles disposant d'un traitement anticorrosion renforcé (enrobage résine, traitement Blue Fin ou similar) et réalisez un rinçage à l'eau douce de l'unité extérieure deux à trois fois par an pour éliminer les dépôts salins.

Pour aller plus loin

Sources et références officielles

  • France Rénov' — france-renov.gouv.fr : portail officiel des aides à la rénovation énergétique, simulateur MaPrimeRénov', annuaire des professionnels RGE.
  • ADEME (Agence de la transition écologique) — ademe.fr : guides techniques sur les pompes à chaleur, fiches de données environnementales, rapports sur l'efficacité énergétique des PAC en conditions réelles.
  • Ministère de la Transition écologique — ecologie.gouv.fr : réglementation F-Gas, décrets sur la maintenance des installations de chauffage, textes relatifs à la RE 2020.
  • UNICLIMA — uniclima.fr : syndicat professionnel des fabricants de PAC en France, données de marché et recommandations techniques.
  • Météo-France — meteofrance.fr : données climatiques normales pour le département du Pas-de-Calais (station de Boulogne-sur-Mer et Lille), températures de base pour le dimensionnement des installations.

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